Page sÚcuritÚ : comptes-rendus d'accidents bruts



Dans les exposés des accidents vous pouvez trouver des différences de rédaction et de précision : par exemple aux États-Unis ou en Suisse, les comptes-rendus sont généralement accompagné d'un avis sur les responsabilité, ce n'est systématique en France. Cela vient de la différence du type de source (assurance, fédération, aviation civile, ...). Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive car il est difficile de réunir ce genre d'information (en particulier pour les pays étrangers).

La notation "pilote" et "pilote commercial" distingue dans certains pays (Royaume-Uni ou USA par exemple) un différence de licence. Le pilote commercial a le droit d'emporter des passagers payants, ce qui ne veut pas forcément dire qu'il pratique cette activité ni qu'il en vive.

Enfin, la répartition des accidents selon les pays n'est pas représentative de la réalité et ne présume en rien du taux réel d'accidents des pilotes de telle ou telle nationalité !
 

27 juillet 85 Suisse erreur de manipulation au gonflement
7 septembre 85 Suisse contact avec une ligne électrique lors d'une approche
26 avril 86 Suisse passagers quittant le bord d'un ballon partiellement dégonflé
29 juin 86 Suisse collision avec une ligne à l'atterrissage
13 septembre 87 Suisse comportement inopiné d'un passager lors de l'atterrissage
18 octobre 87 Suisse atterrissage par vent fort
29 novembre 87 Suisse collision avec une télécabine après l'atterrissage
4 mai 90 Suisse effet de fausse portance lors d'un décollage
26 mai 90 Suisse contact avec une ligne à l'atterrissage
? Australie collision entre deux ballons en vol
octobre 90 Autriche atterrissage dans une forêt par vent fort
14 octobre 90 Suisse contact avec une ligne après l'atterrissage
? États-Unis erreur de pilotage
janvier 93 France atterrissage par vent fort
janvier 93 France rafale après l'atterrissage
mars 93 France atterrissage à court de gaz (incident)
mai 93 France collision avec une ligne à l'atterrissage
août 93 France début d'incendie au gonflement (incident)
août 93 France rafale de vent au décollage
octobre 93 France pilote éjecté à l'atterrissage, collision avec une ligne
octobre 93 France choc à l'atterrissage ?
? Mont Everest mauvaise gestion d'une ascension, atterrissage à cours de gaz
avril 94 France atterrissage par vent fort
août 94 France contact avec une ligne après l'atterrissage
22 janvier 95 Japon amerrissage
mai 95 Hollande survol à basse altitude d'animaux
08 août 95 USA atterrissage par vent fort
01 octobre 95 USA contact avec ligne électrique
10 octobre 95 USA atterrissage brutal
12 octobre 95 USA incendie à bord au décollage
95 Australie incendie à l'atterrissage
25 novembre 95 USA atterrissage brutal, pilote éjecté
26 novembre 95 USA atterrissage par vent fort, passager éjecté
30 décembre 95 USA atterrissage par vent fort, contact avec obstacles au sol
janvier 96 France atterrissage dans une forte pente
02 février 96 Suède collision avec une ligne électrique
17 février 96 USA atterrissage par vent fort
03 mars 96 USA incident au sol avec le ventilateur
avril 96 France atterrissage par vent fort, collision avec des lignes
20 avril 96 USA atterrissage par vent fort
avril ou mai 96 Belgique collision avec un obstacle lors du vol
09 juin 96 USA collision avec un arbre à l'atterrissage
96 France contact avec une ligne à l'atterrissage
juillet 96 USA atterrissage violent
04 juillet 96 USA collision en vol avec une tour
05 juillet 96 USA atterrissage par vent fort
05 juillet 96 USA atterrissage par vent fort
08 octobre 96 USA atterrissage par vent fort
17 octobre 96 France personne retenue à la nacelle d'un captif
96 Hollande intoxication au gaz
15 août 1999 France fuite de gaz en vol
7 juin 2000 France atterrissage traîné dans un fossé
12 juillet 2000 Kenya incendie en vol


27 juillet 1985 - Suisse - erreur de manipulation au gonflement

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Bilan : 1 blessé.

Dans la soirée du 27 juillet 1985, le pilote prépare le ballon à air chaud pour un vol avec passagers. Il se trouve sur un terrain protégé du vent, près de Rickenbach/LU, avec deux suiveurs et quatre autres aides.

Il vérifie d'abord l'équipement de la nacelle et teste les brûleurs d'après une liste de contrôle. Puis il étend l'enveloppe sur le sol, la raccorde à la nacelle (couchée) et la gonfle à froid à l'aide d'un ventilateur. Un des aides procède au chauffage de l'air ; pour cela il se sert d'un brûleur portatif qu'il dirige dans l'ouverture de l'enveloppe. Simultanément, le pilote s'apprête à vérifier le système de brûleur équipant le ballon. Il allume ses veilleuses et ouvre l'une après l'autre les bouteilles de propane raccordées au double brûleur. Au moment où le pilote ouvre la seconde bouteille, le brûleur se met à fonctionner inopinément ; il referme alors tout de suit la soupape du réservoir. L'aide atteint par la flamme est blessé à la jambe gauche et à une main.

Cause : L'accident est dû au fait que le pilote responsable a, lors de la préparation du ballon, procédé à des manipulations sur le dispositif de combustion alors que les veilleuses étaient allumées, sans s'assurer que l'espace devant les brûleurs était libre.


7 septembre 1985 - Suisse - contact avec une ligne électrique lors d'une approche

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Bilan : ballon endommagé ?

Le 7 septembre 1985, dans le cadre d'une fête commémorative à Büren, un ballon à air chaud décolle à 08h25 de cette localité pour un vol avec trois passagers.

Un atterrissage intermédiaire permet de remplacer ceux-ci par deux autres passagers. Le nouveau décollage a lieu à 10h10, à un moment où la bise gagne en intensité. Vingt minutes plus tard, le ballon descend à une hauteur comprise entre 20 et 30 mètres; le pilote constate que la bise est devenue plus forte et décide d'attendre la première occasion pour se poser à l'abri d'un brise-vent. Après avoir franchi celui qui longe le canal de la Stägematte, non loin de Müntschemier, la montgolfière survole une ligne à haute tension, sans que le pilote ne remarque l'obstacle, puis descend à quelques mètres du sol. Le pilote enclenche les deux brûleurs, mais ne peut éviter une collision avec la ligne d'alimentation en électricité (16kV) du chemin de fer Berne-Neuchâtel, sise à 12 m/sol.

Cause : l'accident est dû à un vol à faible hauteur par bise relativement forte, et à l'usage trop tardif des brûleurs devant un obstacle élevé.


26 avril 1986 - Suisse - passagers quittant le bord d'un ballon partiellement dégonflé

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Bilan : ballon endommagé.

Après avoir décollé avec deux passagers à son bord près de Hinter-Rikon, le pilote envisage un atterrissage près du hameau de Stegen, au sud de Gachnang, avant l'autoroute, mais il doit interrompre la manoeuvre parce qu'un fort vent se lève. Il continue alors en direction Est-Sud-Est, en passant juste au Sud de l'hôpital de Fauenfeld. Avant Dingenhart, il décide d'atterrir dans la longue plaine de Hundorf. Parvenu à environ 40 m/sol, il remarque soudain une recrudescence du vent et des turbulences. Des feuilles mortes montent en tourbillons et du linge claque au vent. L'équipe d'accompagnement communique au pilote que le temps fraîchit et lui recommande de se poser immédiatement.

Arrivé à une hauteur de 3 ou 4 m/sol, le pilote - selon ses propres déclarations - tire la corde de déchirure pour effectuer un atterrissage en conséquence. La nacelle touche le sol avec un taux de descente de quelques 2 m/sec, puis elle fait un bond de 3 à 4 m. Après avoir été traînée sur un vingtaine de mètres, elle se renverse et s'arrête un bref instant. Les deux passagers en profitent pour la quitter en rampant. Allégée, elle se redresse en position oblique. Emporté par le vent, le ballon la traîne sur environ 500 mètres avec le pilote resté seul à bord, jusqu'à ce qu'il soit stoppé par une rangée d'arbres. Malgré le fait que le pilote ait tiré en permanence sur la corde de déchirure, l'enveloppe ne s'est pas entièrement vidée et s'est maintenue en position de voile.

Cause : l'accident est dû à la non réussite d'un atterrissage tenté au moyen de la corde de déchirure, par un vent violent et imprévisible.


29 juin 1986 - Suisse - collision avec une ligne à l'atterrissage

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Bilan : ballon gravement endommagé, ligne électrique HT détruite.

Après un décollage de Château-d'Oex, le pilote décide de monter à 2 800 m/mer. Ensuite, il laisse le ballon descendre à une altitude de 1 200 m. La vitesse est encore assez faible dans la région de Rossinière (3 à 5 noeuds). Au-dessus du défilé de la Tine, elle augmente et le vent tourne fortement en direction de Montbovon. Arrivé à l'ouest de la localité, le ballon se dirige vers le Nord en descendant la vallée. À cet endroit, la vitesse atteint environ 20 noeuds. Le pilote amorce la descente à une vitesse de 1 m/sec avec l'intention d'atterrir sur une surface dégagée. Soudain le pilote s'aperçoit qu'il se trouve à quelques mètres d'une ligne à haute tension de 60 000 volts franchissant la vallée à environ 60 m/sol. La distance le séparant de l'obstacle ne lui permet plus d'éviter une collision. La nacelle du ballon heurte les câbles et l'enveloppe s'abat sur le conducteur neutre tendu au-dessus de ceux-ci. L'arc électrique qui se produit alors a pour effet de séparer ces deux éléments, la nacelle suspendue aux câbles n'étant plus reliée à l'enveloppe que par la corde de couronne fixée au cadre du brûleur. Un court-circuit se produit, suivi d'un second lorsqu'on a tenté de réenclencher la ligne. Un témoin a suivi le fil des événements et a aussitôt téléphoné à l'usine pour qu'elle coupe le courant. Après s'être assuré de cette coupure, le pilote a attaché la nacelle aux câbles au moyen de la corde de manoeuvre, puis il a coupé la corde de couronne. L'enveloppe a été emportée par le vent 200 mètres plus loin. Grâce à cette présence d'esprit, une chute de la nacelle avec ses conséquences fatales a été évitée. À la suite de la rupture d'un des pylônes soutenant la ligne, la nacelle est descendue à 20 mètres du sol. Ses occupants ont été libérés une heure et demie plus tard avec l'aide des pompiers.

Cause : collision avec une ligne à haute tension non signalée due à des conditions de visibilité défavorables et à un fort vent inopiné soufflant de la montagne.


13 septembre 1987 - Suisse - comportement inopiné d'un passager lors de l'atterrissage

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Bilan : 1 blessé.

Le départ de la montgolfière, retardé pour des raisons météo, a lieu à 18h46, au stade du Wankdorf de Berne.

Le vol se déroule d'abord lentement. Arrivé dans la région de Geristein, le pilote remarque les signes d'un fort vent au sol, ce qui l'incite à envisager un atterrissage à la première occasion. Il rappelle aux passagers les consignes quant au comportement en cas d'utilisation du panneau de déchirure, et leur fait mettre un casque. Dans la région de Luterbach-Wasenegg, il aperçoit un terrain de 300 mètres, libre d'obstacle. L'approche a lieu sans problème. D'une hauteur de 25 mètres environ, le pilote lance le guiderope et la nacelle se redresse dans une position idéale. Le contact avec le sol est brusque, mais pas dangereux. Durant la manoeuvre d'atterrissage, l'un des passagers fait un bond dans la nacelle en pensant pouvoir ainsi atténuer la violence de l'impact. Il est alors projeté en avant de tout son poids contre le pilote, et lui casse le cou-de-pied gauche.

Cause : la blessure subie par le pilote est due au comportement inopiné d'un passager lors d'un atterrissage à l'aide du panneau de déchirure.


18 octobre 1987 - Suisse - atterrissage par vent fort

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Bilan : 3 blessés graves.

Sur l'emplacement du départ, à Geiss/LU, le vent au sol est faible et le gonflage du ballon à air chaud ne présente aucune difficulté. Celui-ci décolle ensuite pour "une chasse au renard", en bordure d'une couche de stratus dont le plafond est situé entre 850 et 900 m/mer et qu'il s'agit de traverser aussitôt. Soufflant du 60/80°, la bise devient plus forte ; le ballon se maintient au-dessus du brouillard, qui se déchire dans la région comprise entre Huttwil et Dürrenroth. Le pilote décide alors de se poser et constate que dans l'intervalle la vitesse du vent au sol s'est considérablement accrue. Il observe en outre que d'autres ballons terminent leur atterrissage avec ouverture du panneau de déchirure. Il procède à une première tentative après une ligne de chemin de fer, près d'Häusernmoos, mais doit y renoncer car il se trouve encore trop haut. Il franchit ensuite une forêt et une ligne électrique puis entame une seconde procédure d'atterrissage. Il déploie le guiderope, mais la nacelle heurte violemment le sol, fait un bond de 4 m et se renverse en position de niche avant d'être traîné sur 55 m. Les trois passagers sont grièvement blessés, mais le ballon est intact.

Cause : L'accident est dû à la non réussite d'un atterrissage au moyen du panneau de déchirure, par un vent fort et des rafales atteignant 18 noeuds.


29 novembre 1987 - Suisse - collision avec une télécabine après l'atterrissage

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Bilan : 1 blessé léger, enveloppe détruite.

Le ballon à air chaud effectue sans problème un vol de Gstaad à Zweisimmen, via Saanenmöser. Les conditions météo sont idéales. Parvenu dans la région d'Oeschseite, le pilote décide d'atterrir dès que l'occasion se présentera. Après être descendu en longeant le contrefort du Rinderberg, il se pose par vent absolument calme au lieudit Halte, à une quarantaine de mètres de la télécabine de Rinderberg. Ne disposant pas d'une liaison radio avec le véhicule de récupération, il laisse l'enveloppe dressée pour qu'on la repère plus facilement. Après un certain temps, il demande à un passager de descendre pour assurer la nacelle. Toutefois, une brusque rafale de vent emporte le ballon en direction de la télécabine. Le passager hors de la nacelle n'a aucune chance de retenir celle-ci et d'empêcher qu'elle ne glisse sur le sol verglacé. Par conséquent, l'enveloppe se couche sur le câble au moment où survient une cabine qui entraîne l'enveloppe du ballon 70 mètres vers l'aval, jusqu'au prochain pylône. Le personnel de la station arrête alors l'installation. Une passagère se foule légèrement la cheville durant cette "glissage". La télécabine et deux poulies du pylône sont passablement endommagées. L'enveloppe du ballon est détruite.

Cause : l'accident est dû à la conjugaison des facteurs suivants :


4 mai 1990 - Suisse - effet de fausse portance lors d'un décollage

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Bilan : 2 blessés graves, nombreux dégâts aux tiers.

Après avoir analysé consciencieusement la situation météo, le pilote de la montgolfière décide d'effectuer un vol a caractère sportif. Les préparatifs ont lieu à un emplacement protégé de la bise par un petit monticule. Le remplissage se déroule sans problème. Peu après le décollage, à une hauteur de 20 mètres/sol, une bourrasque presse l'enveloppe et le ballon descend immédiatement. Malgré un chauffage au double brûleur, la nacelle heurte le toit d'un immeuble, s'abat sur la route, abîme une auto en stationnement et franchit d'autres obstacles. Le guiderope, qui s'est déroulé lors du choc, se prend dans une antenne de télévision qui se détache lors du choc, puis dans une ligne haute tension. Le ballon est freiné dans sa course et plaqué au sol. Deux passagers sont grièvement blessés.

Cause : l'accident est dû à une tactique de décollage inadéquate.


26 mai 1990 - Suisse - contact avec une ligne à l'atterrissage

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Bilan : 1 mort, 4 blessés graves, ballon détruit.

Un ballon (à gaz) décolle de la région de Zurich par bise. Dans la région du Napfs-Langnau/BE les pilotes décident de procéder à un atterrissage à l'aide du panneau de déchirure. La nacelle est à environ 15 m/sol et à 100-150 m du but prévu lorsqu'une rafale de vent venant d'une vallée latérale entraîne soudain le ballon à angle droit par rapport à l'axe d'approche, puis le presse contre une ligne de 16 000 volts. Le gaz de l'enveloppe s'échappe et s'enflamme sous l'effet de la chaleur, la nacelle est soulevée à 6 mètres du sol puis s'abat sur le côté du guiderope déployée. Le passager debout à cet endroit se trouve pris entre les quatre autres occupants qui tombent sur lui et les sacs de sable : il mourra avant son arrivée à l'hôpital. Les autres occupants seront grièvement blessés.

Cause : l'accident est dû à une collision avec une ligne haute tension.
Éléments contributifs : effet soudain d'un vent latéral, ligne à haute tension difficilement repérable.


? - Australie - collision entre deux ballons en vol

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Bilan : 13 morts, ballon détruit.

À Alice Springs, deux ballons utilisés pour des vos charter de passagers décollent de la même place. En cours de vol, l'un des ballons en prenant de l'altitude se place au-dessus de l'autre. Après un certain temps, le ballon supérieur amorce une descente sans se rendre compte de la présence de l'autre ballon qui est lui en montée. La nacelle du premier déchire le parachute et le top du second ballon en pénétrant jusqu'au tiers inférieur de l'enveloppe. L'enveloppe se vide complètement et la nacelle du ballon inférieur chute de 600 mètres. 13 personnes perdront la vie.


octobre 1990 - Autriche - atterrissage dans une forêt par vent fort

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Bilan : 4 morts, 3 blessés graves, ballon détruit.

En octobre 1990, le ballon décolle d'une région couverte de forêt, dans la région de Vienne avec 6 passagers et un pilote. La météo annonce des vents de 5 noeuds environ. Peu après le décollage, le pilote annonce par radio que les vents augmentent avec l'altitude et qu'il va tenter un atterrissage dès que possible. Il parcourra environ 50 km en 40 minutes. Le pilote avertit ses passagers qu'ils devront s'attendre à un atterrissage violent juste derrière une forêt. À la suite d'une erreur de gestion de ses bouteilles de gaz, le pilote effectue la manoeuvre avec seulement une bouteille ouverte pratiquement vide, alors que les 3 autres bouteilles sont pleines mais fermées. Deux autres bouteilles ont déjà été utilisées. Toutes les bouteilles étaient reliées par un tuyau en T. Le taux de descente augmente rapidement et la nacelle pénètre de 10 à 15 mètres au-dessous de la cime des arbres, avec une vitesse d'environ 70 km/h, sur une distance de 60 mètres. On retrouvera même des branches ou troncs d'un diamètre de 50 cm cassés. La nacelle sera stoppée par un branche placée entre le bord de la nacelle et le cadre de charge. Suite à des efforts énormes, tous les câbles de 6 mm de section céderont les uns après les autres. L'enveloppe et le brûleur seront retrouvés 2 km plus loin. Le pilote et 3 passagers décéderont sur place et 3 autres passagers seront grièvement blessés.


14 octobre 1990 - Suisse - contact avec une ligne après l'atterrissage

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Bilan : 1 mort, 5 blessés graves, ballon détruit.

Le pilote accompagné de deux passagers effectue son troisième vol au cours du 2ème festival européen de montgolfières de Berne, dans de bonnes conditions météo. Après une heure de compétition, il atterrit par un vent faible et peu après avoir franchi une ligne à haute tension de 140 000 volts. Ne voulant pas causer de dégâts aux cultures, comme les organisateurs l'ont expressément souligné, le pilote demande à ses deux passagers de déplacer le ballon d'abord sur un chemin sis à proximité, puis vers une parcelle fauchée. L'enveloppe touche alors la ligne haute tension et par le câble de température, provoque un court-circuit. La décharge tue l'un des passagers, tandis que l'autre passager, le pilote et trois badauds sont brûlés au deuxième degré. Le ballon est entièrement détruit. La coupure de courant entraîne d'importants dommages chez des tiers.

Cause : l'accident est dû au fait qu'après un atterrissage en douceur le pilote a demandé à ses deux passagers de quitter la nacelle pour la déplacer en direction d'une ligne à haute tension, provoquant ainsi un court-circuit et l'incendie du ballon.


? - États-Unis - Erreur de pilotage

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Bilan : 1 mort.

À Baton-Rouge/Louisianne, lors du championnat national, un ballon piloté par une personne peu expérimentée surprend les autres concurrents : son vol s'effectue par grandes oscillations, des montées au double brûleur succèdent à des descentes au parachute. Lors de l'une d'elles, le pilote actionne sa soupape de façon trop prolongée, l'air très chaud de l'enveloppe s'échappe rapidement, provoquant un appel d'air qui fermera complètement la bouche de l'enveloppe. Le ballon se met alors en chute libre jusqu'au sol. L'action du brûleur à travers le tissu, conjuguée avec le parachute complètement retiré empêcheront l'enveloppe de se regonfler. Le pilote décédera lors de son transfert à l'hôpital.


janvier 93 - France - atterrissage par vent fort

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Bilan : 2 blessés.

À l'atterrissage par vent fort sur un sol gelé, deux des passagers sont sérieusement blessés au visage, le ballon ayant été traîné sur près de 70 mètres.

Cause probable de l'accident : responsabilité du pilote retenue, la situation étant prévisible lors de la préparation du vol.


janvier 93 - France - rafale après l'atterrissage

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Bilan : 1 blessé grave, 1 blessé léger.

Après l'atterrissage, alors que les passagers sont encore en nacelle, un brusque coup de vent déstabilise la montgolfière dont la nacelle passe sur la jambe du pilote qui est sérieusement blessé au genou. Un des passagers est plus légèrement blessé.


mars 93 - France - atterrissage à court de gaz (incident)

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Bilan : aucun blessé, légers dégâts sur le ballon.

Lors d'un vol en montagne, le pilote, à cours de gaz, est contraint de se poser dans un bosquet de jeunes saules. Il n'y a pas de blessés et les dégâts sont insignifiants.


mai 93 - France - collision avec une ligne à l'atterrissage

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Bilan : ballon détruit, pas de blessé.

Le pilote se propose d'atterrir derrière une forêt. Il aperçoit trop tard une ligne électrique qu'il ne peut éviter. Le feu se déclare à bord : le pilote, seul à bord, évacue la nacelle alors qu'elle se trouve près du sol. Le ballon ainsi délesté, reprend de l'altitude pour atterrir près de ¾ d'heure plus tard. Le pilote est indemne, mais le ballon est en grande partie détruit.


août 93 - France - début d'incendie au gonflement (incident)

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Bilan : aucun blessé, légers dégâts sur le ballon.

Lors du gonflement de son ballon dans un chaume, le pilote brûle accidentellement la base de sa montgolfière et provoque un début d'incendie au sol. Il en résulte des dégâts matériels insignifiants.


août 93 - France - rafale de vent au décollage

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Bilan : 1 blessé.

Alors que les passagers viennent d'embarquer et que le ballon est encore attaché, un brusque coup de vent entraîne le ballon sur près de 50 mètres après qu'il y eu une rupture de l'amarre. Il heurte un véhicule et un des passagers est éjecté et blessé. Il s'agissait d'un phénomène météorologique difficilement prévisible et très localisé (effet thermique entraînant des coups de vent locaux).


octobre 93 - France - pilote éjecté à l'atterrissage, collision avec une ligne

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Bilan : 4 blessés.

Suite à l'aggravation des conditions météorologiques, le pilote avec quatre passagers à bord décide de se poser. Lors du contact brutal de la nacelle avec le sol, il est éjecté avec un de ses passagers qui tentait de le retenir. Le ballon, ainsi délesté, remonte avec à bord, deux femmes et un enfant ; il passe au-dessus d'une première ligne électrique mais vient en heurter une seconde à hauteur des câbles reliant l'enveloppe au cadre de charge. Tous les câbles sont sectionnés et la nacelle tombe au sol, tandis que l'enveloppe, ainsi libérée, poursuit son vol sur plus de deux kilomètres. Résultat : 4 blessés. Le pilote, plus de 1000 heures de vol, a décollé vers midi sans avoir jugé utile de faire une prévision météo, se contentant d'observations locales. En fait, il a été très vraisemblablement rattrapé par un gros cumulus, voir un cumulonimbus.

NDLR : Alors qu'aux États-Unis les câbles en kevlar ont été adoptés pour la liaison nacelle-brûleur afin d'éviter ce genre d'accident, rien n'a été en France en ce sens. Que faites-vous messieurs les constructeurs ?


octobre 93 - France - choc à l'atterrissage ?

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Bilan : 1 blessé grave.

Lors de l'atterrissage dans une jachère, une des passagères se cogne assez fort, ce qui lui occasionne une fracture de la main et une côte fêlée. L'atterrissage était effectué dans des conditions normales avec un vent relativement faible. La responsabilité du pilote n'a pas été retenue.


? - Mont Everest - mauvaise gestion d'une ascension, atterrissage à cours de gaz

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Bilan : 3 blessés.

Deux pilotes, un anglais et un australien, accompagnés chacun d'un photographe, ont survolé avec succès dans deux ballons de 6800 m3 pour la première fois la verticale du Mont Everest. Dès son départ le pilote australien monta de façon régulière jusqu'à 10 200 m et traversa le massif sans problème, les vents étaient de 50 à 90 noeuds.

Le second ballon partit plus tard et sans contact radio avec le premier ballon, décidant de monter plus lentement afin d'obtenir de bonnes prises de vue. Il en résultat que le ballon fut propulsé à 50 km/h sur le flanc de l'Everest. Le pilote actionna ses 7 brûleurs et le vent aidant, le variomètre se bloqua à +13 m/s. Le ballon se trouvait à 500 m de la paroi et à 1000 m au-dessous du sommet. Le photographe effectuait le vol suspendu à une corde fixée au top. Un saut en parachute était devenu impossible. Finalement, le ballon survola le sommet à 100 m au-dessus avec une vitesse de montée d'environ 90 km/h, dans des turbulences effrayantes. Sans plus chauffer, le ballon monta jusqu'à 11 000 m et atteignit la vitesse de 160 km/h. Lors de l'atterrissage, dans une vallée voisine avec très peu de gaz, les deux occupants eurent les côtes cassée et le pilote les doigts en plus.


avril 94 - France - atterrissage par vent fort

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Bilan : 1 blessé grave.

Au cours d'un vol de baptême, alors que le décollage s'est effectué dans de bonnes conditions (vent du sud pour 6 noeuds), après une heure de vol, le pilote constate un renforcement du vent et décide de se poser. Après une première tentative, il trouve un terrain suffisant, en légère montée sur lequel il atterrit assez brutalement, après avoir rappelé au préalable à ses passagers les consignes de sécurité. Le ballon est traîné sur plus de 100 mètres (vent du 220° pour 22 noeuds). Une des passagères (74 ans), blessée lors de l'atterrissage est conduite à l'hôpital tandis que le pilote replie son ballon. Cette passagère a déposé plainte et le pilote, pour sa part, a fait l'objet d'une procédure pour non déclaration d'accident, pour avoir porté sciemment des renseignements inexacts sur le carnet de route, pour défaut de tenue du carnet de route et de son carnet d'ascensions.


août 94 - France - contact avec une ligne après l'atterrissage

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Bilan : enveloppe du ballon détruite.

Le pilote, de nationalité étrangère mais participant à une compétition française, se pose dans de bonnes conditions, sans voir une ligne électrique de 15000 volts sur laquelle son enveloppe se couche faisant disjoncter le réseau électrique. Il y a alors très peu de dégâts à l'enveloppe. Il n'en sera pas de même quelques minutes plus tard, après que l'EDF ait tenté, à plusieurs reprises, de remettre le réseau sous tension. En fait, l'enveloppe sera pratiquement détruite et le préjudice d'EDF évalué à près de 12000 francs.


22 janvier 95 - Japon - amerrissage

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Bilan : 5 morts (disparus).

Le 22 janvier, un ballon transportant 4 passagers pour un vol d'entraînement a été emporté au-dessus de la mer et les quatre passagers ont été portés disparus. Le vol avait en lieu lors de "parfaites conditions météo pour un vol" selon le rapport. Ils avaient réalisé un premier vol d'entraînement plus tôt dans la matinée et décolèrent à 09h50 pour un second vol d'entraînement. Le pilote, Kazuto Takahashi, avait prévu d'aller vers l'ouest, mais dans les couches supérieures le vent revenait vers le sud-est. À 11h15, on recevait un message radio du pilote : "vent trop fort pour atterrir, nous allons sûrement tomber à l'eau".

Un SOS était lancé et les équipiers au sol allèrent au port demander de l'aide. Plusieurs bateaux partirent pour retrouver le ballon qui avançait rapidement. Alors que le ballon était entre 10 et 20 kilomètres de la côte, le pilote annonça qu'ils n'en avaient plus que pour 10 à 15 minutes de gaz. Peu après, il annonça qu'ils avaient amerri.

Le ballon fut finalement retrouvé par les garde-côtes mais l'équipage ainsi que les quatre cylindres manquaient. On a pensé que l'équipage avait enlevé les cylindres pour les utiliser comme flotteur, mais à cette époque de l'année les espoirs de survie sont très faibles dans une mer alors très froide.


mai 95 - Hollande - survol à basse altitude d'animaux

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Bilan : plusieurs cigognes tuées.

Le 30 mai 95 des hollandais amoureux des oiseaux furent choqués par la nouvelle de la mort de 6 bébés cigognes dans une colonie de cigognes à cause du survol d'une montgolfière. L'incident se produisit à Akmarijp, un hameau de la province hollandaise désertique de Friesland.

Le vol avait été aperçu par des paysans qui observèrent que les parents nourriciers s'enfuirent paniqués, ne revenant que quelques jours plus tard. Ainsi 6 petites cigognes sont mortes de froid dans des températures inférieurs à 0° assez habituelles la nuit dans cette région. Une autre portée de bébés cigognes a été retrouvée morte au début du mois, après s'être enfuie, effrayée, de chez leurs éleveurs. Découvrant la disparition de l'autre portée, les paysans se souvinrent du vol d'une autre montgolfière.

Les pilotes concernés ont constaté que le vent n'avait pas maintenu la direction prévue, modifiant leur trajectoire pour les emmener au-dessus des oiseaux. Malheureusement, ils furent incapables d'atteindre une altitude suffisante à temps afin d'éviter d'effrayer les oiseaux. En compensation, ils ont parrainé l'adoption de plusieurs nichées de cigognes.


08 août 95 - USA - atterrissage par vent fort

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Bilan : 2 blessés graves, 6 blessés légers.

Lors de la phase d'atterrissage d'un ballon de transport touristique, une soudaine rafale de vent a projeté un ballon dans les arbres après lui avoir fait traverser la route. L'aérostat a alors durement atterrit. À 25 miles au nord de l'accident, une observation météo effectuée 24 minutes après l'accident reportait un changement de direction du vent et le passage d'un front.

Cause probable de l'accident : évaluation incorrecte des conditions météo par le pilote.


01 octobre 95 - USA - contact avec ligne électrique

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Bilan : 3 passagers indemnes.

Après un vol sans incident, le pilote du ballon amorça son approche pour atterrir dans un champ situé entre des lignes électriques et un complexe résidentiel. Selon le pilote, le ballon "passa au-dessus des lignes électriques", et à six mètres au-dessus du sol, une "soudaine et forte rafale" poussa le ballon vers le bas et en arrière. En conséquence de quoi l'enveloppe toucha les lignes électriques au-dessus desquelles le ballon venait de passer. Après avoir touché le sol, le ballon commença à glisser sur le côté et toucha une autre ligne électrique.

Cause probable de l'accident : l'incapacité du pilote à pouvoir contrer les turbulences du vent et à maintenir une distance suffisante vis-à-vis des lignes électriques lors de l'approche. Un facteur était la soudaine rafale de vent.


10 octobre 95 - USA - atterrissage brutal

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Bilan : 1 blessé grave, 2 passagers indemnes.

Le pilote rapporta un vent du nord/nord-est de 0 à 5 noeuds. Après avoir interrompu plusieurs approches, le pilote choisit une aire d'atterrissage et briefa les passagers d'un rebond possible. Le pilote ne chauffa pas le ballon intentionnellement. Le ballon rebondit puis resta au sol. Un passager se plaignit d'une douleur à l'épaule et une radio médicale établit qu'il souffrait d'une fracture.

Cause probable de l'accident : décision inadaptée de la part du pilote. Le vent de direction variable est un facteur.


12 octobre 95 - USA - incendie à bord au décollage

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Bilan : 2 passagers indemnes.

L'instructeur raconta qu'afin de garder tout le gaz dans les bouteilles à bord, il procéda au gonflage du ballon à partir d'une réservoir externe. Il déclara que lorsqu'il déconnecta le tuyau du réservoir externe, le gaz restant dans le tuyau s'enflamma. L'instructeur et son élève sortirent alors du ballon et le ballon - allégé - quitta le sol. Le ballon resta en l'air, sans personne à bord, pendant environ un mile avant qu'il ne touche le sol à nouveau. L'examen effectué après l'accident ne révéla pas de mauvais fonctionnement. L'instructeur constata que l'accident aurait pu être évité si la veilleuse avait été éteinte avant d'échanger les tuyaux de connexion du réservoir externe au réservoir de la nacelle.

Cause probable de l'accident : les mauvaises procédures utilisées par l'instructeur lors du gonflement du ballon en utilisant une source de gaz externe, ainsi que la fuite de gaz.


95 - Australie - incendie à l'atterrissage

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Bilan : un ballon "forme spéciale" neuf détruit, pas de blessé.

Le ballon "forme spéciale" l'aigle a été détruit à l'issue de son premier vol public. Le pilote, Drew Roznowski du Wisconsin, USA, avait choisi un champ herbeux pour éviter que l'enveloppe ne soit salie à l'atterrissage. Mais l'herbe très sèche a été enflammée par le brûleur lors d'un court traînage du ballon. L'équipage a été incapable d'éteindre les flammes.

NDLR : le premier commandement du pilote lors de l'atterrissage est de couper ses veilleuses et son brûleur. Il est à peine concevable qu'un tel accident ait pu se produire, de surcroît à bord d'un ballon "forme spéciale" neuf qui avait dû coûter plusieurs centaines de milliers de francs. Le plus important me direz vous, est que personne n'ait été blessé.


25 novembre 95 - USA - atterrissage brutal, pilote éjecté

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Bilan : 1 blessé grave, 2 blessés légers.

Lors d'un atterrissage brutal, le pilote fut éjecté de la nacelle. Le ballon monta alors à environ 10 mètres. Le pilote courut après le ballon en disant aux passagers de tirer la corde rouge qui ouvrirait le panneau de dégonflement. Les passagers ouvrirent le panneau de dégonflement et le ballon redescendit rapidement vers le sol qu'il heurta. Un passager fur sérieusement blessé durant l'atterrissage. Les représentants des constructeurs considèrent qu'un atterrissage par vent fort, pour un pilote de ballon moyen, se déroule par un vent de 7 à 14 noeuds. La procédure d'urgence pour les atterrissages par vent fort est d'ouvrir le panneau de dégonflage entre 3 et 6 mètres du sol.

Cause probable de l'accident : le pilote n'a pas réussi à suivre les procédures d'urgence. Un facteur était les conditions météorologiques.


26 novembre 95 - USA - atterrissage par vent fort, passager éjecté

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Bilan : 1 blessé grave, 3 passagers indemnes.

Le pilote rapporta que la vitesse du vent se situait entre 10 et 12 mph et il briefa ses passagers pour un atterrissage par vent fort du ballon. Pour faciliter l'atterrissage, il tira la corde du panneau de dégonflement après avoir passé des buissons. Il raconta "qu'à l'impact, un des passagers tomba de la nacelle en culbutant en arrière. Quand le passager se redressa, la nacelle le cogna, lui cassant la clavicule.

Cause probable de l'accident : la décision inadaptée du pilote. Un facteur de l'accident était les conditions de vent fort.


30 décembre 95 - USA- atterrissage par vent fort, contact avec obstacles au sol

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Bilan : 3 passagers indemnes.

Le pilote reporta que le premier vol du matin avait été terminé avec succès et de nouveaux passagers avait embarqué pour le vol incriminé. Alors que le ballon atteignait les 3000 pieds/sol, l'équipage au sol avertit le pilote par radio que le vent au sol avait rapidement augmenté et était maintenant de 20 noeuds. Le pilote amorça un atterrissage par vent fort en actionnant le panneau de dégonflement à 6 mètres du sol. Le ballon atterrit fermement et fut traîné par le vent sur 450 mètres jusqu'à ce qu'il soit stoppé par une clôture et une remise métallique.

Cause probable de l'accident : le ballon a rencontré un vent fort inattendu, et le pilote fut incapable de stopper le ballon avant que celui-ci ne heurte des obstacles au sol.


janvier 96 - France - atterrissage dans une forte pente

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Bilan : 2 blessés.

Dans une région de moyenne montagne, vallonnée et accidentée, au mois de janvier, le pilote effectue un premier vol en matinée, se pose pour déjeuner et effectue un deuxième gonflement suivi d'un deuxième vol dans l'après-midi, sans avoir effectué de complément de gaz entre les deux vols.

Lors du vol de l'après-midi, le pilote a des difficultés pour trouver un terrain d'atterrissage convenable et consomme du gaz en essayant de trouver du vent à différentes altitudes. Comme la nuit approche et que le gaz à diminué sérieusement, le pilote se voit contraint de se poser dans une pente à forte déclivité. L'endroit est assez "mal pavé" et l'un des passagers en cherchant à descendre déséquilibre la nacelle qui se renverse vers la pente. Ce passager se trouve projeté contre le brûleur et reçoit son collègue sur le dos.

Se plaignant de douleurs au dos, il refuse dans un premier temps de quitter les lieux et n'accepte de redescendre sur la route située en contrebas qu'après l'arrivée des pompiers sur place à 20 heures (il fait nuit depuis 2 heures). Les passagers se voient contraints de descendre de nuit alors qu'ils ne sont pas équipés pour la marche en montagne. La descente est laborieuse et après avoir signé une décharge aux pompiers, le "blessé" et son collègue rentrent par leurs propres moyens et, sans que le pilote en ait été averti, ils vont le lendemain consulter un médecin et se font prescrire respectivement une ITT de 10 jours pour l'un et de 4 jours pour l'autre et ils déposent plainte aussitôt contre le pilote. Il convient de préciser qu'il s'agissait d'une équipe de reportage télévisé FR3.

À noter que malgré l'intervention des pompiers, le pilote n'a pas jugé utile de faire une déclaration d'accident puisque à priori il n'y avait pas de blessé, pas de dégâts aux biens des tiers ni à l'aérostat, l'atterrissage s'étant effectué normalement hormis le fait qu'il ait eu lieu dans un endroit accidenté et difficilement accessible.

On peut aisément imaginer la surprise du pilote qui a quitté ses passagers dont l'un se plaignait du dos et qui le lendemain dans la presse a pu lire "Un terrible accident de montgolfière en vallée d'Aspe".

NDLR : ce récit laisse songeur. Nous n'étions pas sur place, il est donc difficile de se faire une idée précise des "blessures" subies. Cependant, il est suprenant de voir que le blessé signe une décharge, puis part dans la nuit avec son collègue, par ses propres moyens, ... pour obtenir le lendemain une ITT (incapacité temporaire de travail) de 10 jours ! Les ITT sont normalement réservées à des cas assez graves. Bref, cet accident n'en n'est peut-être pas un. Peut-être n'a-t-il été que le fruit de l'imagination de journalistes en mal de sensation. À noter que malgré l'incapacité de travail, l'article de journal est paru le lendemain. Le sens du devoir de ces gens est admirable ...


02 février 96 - Suède - collision avec une ligne électrique

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Bilan : 1 mort, 2 passagers indemnes.

Près d'Upsala, le 2 février 96, une montgolfière pilotée par Bertil Palmblad, 66 ans, a heurté une ligne électrique de 20 000 volts. Les cylindres ont explosé, les câbles ont été sectionnés, l'enveloppe détachée a été retrouvée plus loin dans un jardin. L'un des deux passagers est décédé.


17 février 96 - USA - atterrissage par vent fort

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Bilan : 1 blessé grave, 9 passagers indemnes.

Un passager souffrit de fractures des os du pied à la suite d'un atterrissage dans des conditions de vent fort lors d'une promenade touristique en ballon. Le pilote rapporta que les vent étaient quasiment calmes lorsque le ballon partit. Le ballon partit vers le nord et le pilote choisit une aire plane - le chantier d'un lotissement - pour son atterrissage. Le pilote décrit le vent à cette instant d'environ 8 noeuds. Le ballon descendait selon une trajectoire plate vers l'endroit choisi lorsque le pilote aperçut un canal de drainage en construction juste après. Le pilote dit qu'il était inquiet que le ballon ne termine dans le canal, et arrêta de dégonfler le ballon pour aller derrière le fossé. Il dit que le ballon atterrit fermement mais pas violemment et rebondit plusieurs fois avant qu'il ne s'arrête sur un côte de la nacelle. Le passager blessé et les autres passagers du vol rapportent que le ballon descendit vers le point d'atterrissage et "tout d'un coup nous avons heurté le sol vraiment très fort, la nacelle a basculé sur un côté, puis s'est redressée et la seule chose que nous savions c'est que le ballon était à nouveau en l'air". Les passagers ajoutèrent ensuite : "alors nous redescendîmes et nous rebondîmes sur le sol cinq fois". La passagère constata qu'elle ressentait une violente douleur dans son pied droit lorsque le ballon était en train de rebondir sur le sol.

Cause probable de l'accident : interruption de l'approche d'atterrissage initialement prévue par le pilote à cause d'obstructions au sol, qui a entraîné le pilote à mal apprécier la pente de descente.


03 mars 96 - USA - incident au sol avec le ventilateur

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Bilan : 1 blessé grave, 4 passagers indemnes.

Lors du gonflement d'un ballon, un équipier fut sérieusement blessé lorsque la corde de manoeuvre qu'il tenait se prit dans le ventilateur. Le manuel de vol du constructeur contenait pourtant l'avertissement suivant : "tenez les cordes de contrôle, les flexibles du brûleur, les autres composants du ballon, ainsi que les affaires personnelles éloignées du ventilateur afin d'éviter un enchevêtrement avec l'hélice."

Cause probable de l'accident : gestion inadéquate de l'équipe par le pilote.


avril 96 - France - atterrissage par vent fort, collision avec des lignes

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Bilan : pas de blessé, ballon endommagé.

A l'occasion d'un vol du matin au mois d'avril effectué dans des conditions météorologiques favorables lors du décollage (vent de 2 à 6 m/s) le pilote se pose alors que le vent s'est très sérieusement renforcé (de l'ordre de 20 kt).
Le ballon traîne au sol, accroche une ligne téléphonique puis une ligne EDF 20 000 v entraînant des dégâts matériels de l'ordre de 10 000 Fr. pour la ligne téléphonique et de 60 000 Fr. pour la ligne EDF. Il n'y a aucun blessé lors de cet accident.
La prévision météo disponible ce jour là donnait un vent du Sud faible se renforçant dans la matinée pouvant teindre 20 kt. L'enquête ne dit pas si le pilote avait pris contact avec une station météo avant d'entreprendre son vol.

NDLR : rappelons l'obligation d'emport de documents prouvant qu'une météo a bien été prise avant le décollage. Cf. la page réglementation.


20 avril 96 - USA - atterrissage par vent fort

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Bilan : 1 blessé grave, 6 passagers indemnes.

Deux des passagers ont affirmé n'avoir "reçu aucune consigne avant le début du vol". Le pilote reporta que le "vent était calme pour un décollage standard". Le pilote constata plus tard que durant le vol, "le vent augmenta jusqu'à 10 à 12 mph à 200 pieds du sol". Quand le pilote fit descendre le ballon pour l'atterrissage, le ballon "atterrit près d'un coin d'un champ d'herbe". Un des passagers rapporta que "le ballon heurta le sol et rebondit 10 à 12 mètres plus loin où il heurta de nouveau le sol". Le pilote raconta alors que la nacelle fut traînée sur 45 mètres et s'arrêta sur un de ses côtés. Selon le passager blessé, "environ 20 secondes avant que la nacelle ne touche le sol, le pilote dit aux passagers de s'accroupir au niveau du rebord de la nacelle et de courber les genoux". Elle racontait qu'elle ne savait pas "qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, et ne savait pas ce qu'il fallait faire pour l'atterrissage jusqu'à ce que le pilote le lui dit".

Cause probable de l'accident : le briefing mal adapté du pilote à ses passagers. Un facteur était le vent fort.


avril ou mai 96 - Belgique - collision avec un obstacle lors du vol

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Bilan : ballon endommagé, importants dégâts à des tiers.

Un pilote de ballon s'est retrouvé dans une situation quelque peu précaire, lorsque son ballon s'est enchevêtré avec le clocher de l'église St Jacobs à Gent, Belgique.

La brigade des pompiers locaux a été appelée pour intervenir et dégager le pilote et ses passagers de leur situation difficile, mais le sauvetage n'a pu être réalisé qu'en faisant un trou dans le toit de l'église pour atteindre la nacelle. Une journée entière fut nécessaire pour ramener au sol la nacelle, l'enveloppe et les cylindres.


09 juin 96 - USA - collision avec un arbre à l'atterrissage

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Bilan : 1 blessé grave, 3 passagers indemnes.

Lors de l'approche pour atterrir dans un champ, la nacelle d'un ballon heurta le haut d'un arbre; Le pied du pilote fut projeté contre la paroi de la nacelle au point de contact avec l'arbre et l'impact lui causa une fracture de la cheville.

Cause probable de l'accident : incapacité du pilote à maintenir l'altitude ou la clairance vis-à-vis d'un arbre durant une approche pour atterrir dans un champ.


96 - France - contact avec une ligne à l'atterrissage

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Bilan : 2 blessés légers, enveloppe endommagée.

A l'occasion d'un vol du soir, lors d'un atterrissage face au soleil, le pilote ne voit pas une ligne 20 000 v qu'il vient heurter. Cela occasionne la rupture des câbles de liaison entre l'enveloppe et le cadre de charge sur l'un des 4 points de fixation. Le pilote parvient à dégager son aérostat et se pose un peu plus loin dans un champ de maïs, sans dommage aux biens des tiers à la surface. Les 2 passagères transportées à l'hôpital par les sapeurs pompiers sont atteintes de brûlures légères au 1er et 2ème degré, sans ITT.

Le pilote n'ayant commis aucun dégât aux biens des tiers à la surface (la ligne a disjonctée et s'est réarmée puisqu'il n'y avait pas rupture de conducteur) n'a pas jugé utile de faire une déclaration d'accident puisqu'il s'était selon lui posé normalement. Qu'en est-il des blessures de ses passagères même légères et les dégâts matériels sur le ballon.

NDLR : nous ne pourrions qu'inciter le pilote impliqué dans cet accident à relire les définitions de l'accident et de l'incident. De plus, rappelons que le conducteur peut être intact, mais que les supports de fixation peuvent avoir été endommagés.


juillet 96 - USA - atterrissage violent

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Bilan : 1 mort, plusieurs blessés.

Une montgolfière transportant 9 passagers a réalisé un atterrissage violent par vent modéré (NDLR : un vent modéré est déjà un vent rapide pour un ballon, surtout pour un gros ballon) près de Davis en Californie. 3 passagers ont été éjectés de la nacelle et l'un d'entre eux, une jeune femme de Dallas, est décédé des suites des blessures subies lors de l'accident.


04 juillet 96 - USA - collision en vol avec une tour

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Bilan : 3 blessés graves.

Après le décollage, le pilote fit monter son ballon à 1000 pieds du sol. Environ 15 minutes plus tard, il descendit et était en train de dépasser le haut d'une tour de 150 mètres. Alors qu'il passait la tour, il tenta une ascension; cependant avant de monter, le ballon rencontra un changement de vent qui projeta le ballon contre la tour. Le ballon entra en collision avec la tour et l'enveloppe s'ouvrit. Le ballon amorça alors une descente non contrôlée et heurta un arbre puis le sol.

Cause probable de l'accident : échec du pilote pour maintenir une altitude et/ou une clairance suffisante vis-à-vis de la tour.


05 juillet 96 - USA - atterrissage par vent fort

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Bilan : 1 blessé grave, 2 passagers indemnes.

Le pilote du ballon raconte que lorsqu'il décolla, le vent était calme. 15 minutes plus tard, il volait à 1000 pieds/sol lorsqu'il constata que les ballons volant à des altitudes inférieures se déplaçaient rapidement (plus de 30 noeuds) par rapport au sol. Après avoir volé encore 10 minutes à cette altitude, le pilote décida de se poser dans un champ dégagé. Lors de cet atterrissage par vent fort, un des deux passagers fut sérieusement blessé. Le pilote raconte que 15 minutes après son atterrissage, les vents étaient à nouveau calmes.

Cause probable de l'accident : décision inadaptée du pilote. Les conditions météo (vent fort soudain) était un facteur.


05 juillet 96 - USA - atterrissage par vent fort

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Bilan : 3 passagers indemnes.

Après un échange de passagers sur un vol de ballon commercial, le ballon fut pris par des vents forts. Le pilote soupapa à 5 ou 6 mètres du sol et dit aux passagers de se tenir. Au début, la nacelle fut traînée sur le sol puis redécolla et le second posé fut très dur, endommageant la nacelle et les structures (support, brûleur).

Cause probable de l'accident : évaluation météo du pilote inadaptée. Un facteur était le vent fort.


08 octobre 96 - USA - atterrissage par vent fort

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Bilan : 1 blessé grave, 2 passagers indemnes.

Le 8 octobre, vers 9h30, un Aerostar RX8 atterrit à Albuquerque, Nouveau-Mexique sans dommage. Un passager avait été sérieusement blessé mais pas le pilote commercial ni l'autre passager. Les conditions VFR étaient en vigueur. Le vol était partit d'Albuquerque vers 9h00. Selon l'inspecteur de la FAA surveillant le meeting international d'Albuquerque, le pilote lui dit que les vents au sol avaient augmenté jusqu'à 15 noeuds et qu'il avait briefé ses passagers pour un atterrissage par vent fort. Le ballon toucha le sol et la nacelle bascula. Un passager tomba sur l'autre et se fractura la jambe.

Cause probable de l'accident : avis non encore rendu.


17 octobre 96 - France - personne retenue à la nacelle d'un captif

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Bilan : un mort.

Lors d'un mariage, à l'occasion de baptêmes de l'air en montgolfière captive, un enfant d'une dizaine d'années, échappant à la vigilance des personnes au sol rassemblées autour du ballon, reste accroché à une poignée extérieure de nacelle. Alors que celle-ci se trouve à une dizaine de mètres de hauteur et avant que le pilote n'ait pu faire quoi que se soit, l'enfant lâche prise, tombe et se tue en arrivant au sol.

Il s'agissait d'une manifestation à caractère privé.

NDLR : en quinze ans (82 à 96), il y a eu quatre morts du fait de montgolfières françaises en France, dont trois lors de vols captifs. Cela doit nous faire très sérieusement réfléchir quant à la réelle difficulté du vol en captif. On voit souvent des pilotes considérer le vol captif comme un simple amusement sans conséquence. C'est une vision totalement erronée. Il appartient aux instructeurs de faire évoluer radicalement cet état d'esprit et de bien faire connaître à leurs élèves les limites, les risques et la réglementation en vigueur du captif.


96 - Hollande - intoxication au gaz

Cet accident n'est pas lié à la pratique de l'aérostation mais il constituait un avertissement intéressant à répercuter.

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Bilan : un mort.

Un adolescent est mort après avoir inhalé du GPL (le terme GPL - Gaz de Pétrole Liquéfié - désigne aussi bien du propane que du butane) et selon un article de journal hollandais, cette pratique est devenue courante chez les adolescents.

Lors de l'enquête visant à établir les causes de la mort d'une adolescente de 17 ans, le médecin légiste signala que respirer du GPL est dangereux et que cela devient de plus en plus fréquent en Hollande. L'inhalation de GPL à partir d'une bouteille de gaz d'un barbecue a provoqué chez la jeune fille un violent oedème pulmonaire. La jeune fille a alors perdu connaissance. Toutes les tentatives pour la ranimer ont été vaines et elle est décédé sans reprendre conscience.

"Sniffer" du propane est parfois l'objet de blagues sibyllines entre pilotes, mais les réelles conséquences de ce genre d'activité sont loin d'être amusantes.


15 août 1999 - France - fuite de gaz en vol

Attention, ce compte-rendu est extrait de le presse (RL du 16/08/1999), avec tout ce que cela implique de réserves, les journaux cherchant souvant à faire impression sur leurs lecteurs au détriment de la véracité des faits.

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Bilan : pilote blessé, ballon endommagé.

PONT-A-MOUSSON. - Une virée en montgolfière a bien failli s'achever dans des circonstances dramatiques hier dans le ciel de Thiaucourt. Il s'en est fallu de peu pour que le pilote et son passager ne s'écrasent au sol avec leur engin.
Christophe Marschal, un ressortissant écossais, résidant au Kenya et venu en Lorraine à l'occasion du rassemblement de Chambley, avait invité un habitant de Thiaucourt à partager l'ivresse d'une petite escapade dans le ciel lorrain. Mais très vite, dès leur envol, depuis Bouillonville, aux confins de la Meuse, les deux aérostiers ont pris conscience que leur vol ne se déroulait pas dans les meilleures conditions.
Une fuite provenant de l'une des bouteilles de gaz alimentant le brûleur de la montgolfière pourrait être à l'origine de l'incident. Toujours est-il que l'équipage a juste eu le temps de redescendre au niveau du plancher des vaches pour s'extirper de l'engin avant que celui-ci ne reprenne de l'altitude dans des conditions périlleuses. L'atterrissage a été mouvementé. Le pilote, qui souffre de brûlures partielles à un bras, ainsi qu'au visage, a été transféré par les sapeurs pompiers en direction de l'hôpital de Pont-à-Mousson. Le passager s'en est mieux tiré puisqu'il ne souffre d'aucune blessure.
De son côté, la montgolfière a poursuivi seule son périple, quelques instants encore, et plusieurs habitants de la localité de Thiaucourt ont clairement distingué des flamèches s'échappant de son enveloppe. Quelques secondes plus tard, la nacelle et son enveloppe ont explosé en plein vol avant de retomber en torche dans un champ du voisinage, sans heureusement provoquer d'autres dégats.


7 juin 2000 - France - atterrissage traîné dans un fossé

Attention, ce compte-rendu est extrait de le presse (presse du 08 juin 2000), avec tout ce que cela implique de réserves, les journaux cherchant souvant à faire impression sur leurs lecteurs au détriment de la véracité des faits.

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Bilan : pilote blessé.

"La montgolfière s'écrase à l'atterrissage"

Plus de peur que de mal lors de l'accident de montgolfière qui s'est déroulé hier matin à 9h15 au lieu dit Le Fossé Vide, un champ situé aux alentours de Saint-Crépin. M. X, aérostier (pilote de montgolfière) de la société ballons B, s'est fait une belle frayeur en ratant l'atterrissage de son engin. Une traînée de plusieurs mètres dans le champ de blé et la montgolfière gisant sur le côté témoignent de la violence du choc. Le pilote, blessé, a été transporté à l'hôpital de Beauvais.

Cet accident est intervenu après un vol publicitaire au-dessus de Chambly. C'est la raison pour laquelle l'aérostier était seul à bord de la montgolfière. "Je le suivais à vue depuis Chambly, raconte M. Y, retrouving de la société (équipe de récupération du ballon). Le pilote avait fait sa prestation et il nous a indiqué qu'il cherchait un terrain pour atterrir. D'en haut, avec les blés hauts, il n'a pas vu le fossé et l'appareil a heurté le sol avant de se renverser. Lorsque les pompiers l'ont dégagé de la nacelle, M. X souffrait fortement du bassin et de la hanche. Mais il n'a jamais perdu connaissance".

"C'est un accident stupide, commente M. Z, le deuxième pilote de la société. En dix ans d'existence, ballons B a transporté plus de 3500 personnes et il n'y a jamais eu le moindre blessé. M. X est un pilote hors pair. Il a une bonne connaissance du matériel. Il a été piégé par la configuration du terrain car c'était facile pour lui de reprendre de l'altitude pour atterrir dix mètres plus loin dans les champs."


20 juillet 2000 - Kenya - Incendie en vol

Attention, ce compte-rendu est extrait de le presse (communiqué de presse), avec tout ce que cela implique de réserves, les journaux cherchant souvant à faire impression sur leurs lecteurs au détriment de la véracité des faits.

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Bilan : pilote décédé, passagers blessés, ballon endommagé.

1 Dies, 9 Hurt in Balloon Crash

.c The Associated Press

NAROK, Kenya (AP) - A balloon flying tourists on a safari over a Kenyan game reserve caught fire and crashed Wednesday, killing the British pilot and injuring nine passengers, including three Americans, police said.

The balloon had embarked in the early morning to view the sunrise over the vast Masai Mara game reserve, said police spokesman Abraham Koech.

The Americans were flown to a hospital in the capital, Nairobi. A hospital spokeswoman would only describe their condition as ``stable,'' but they were believed to have suffered serious burns.

The tourists were identified as Robert Mozelewski, Ben Mozelewski and Terry Newton, all from Dallas.

The injured Kenyan crew members and the body of Mark Lesimore, the British pilot, were taken to a local hospital.

There was no information provided about the cause of the fire.

The balloon, operated by Transworld Safaris of Nairobi, took off from the Mara Sarova Lodge in the southeastern section of the reserve, said the company's assistant manager, David Njogu.

Several safari firms offer early morning balloon rides over the reserve. The trips normally end with a champagne breakfast under a thorn tree in the vast savanna.

La Page sÚcuritÚ

L'Aérostation à la Française


Arnaud Deramecourt

L'adresse de cette page est : http://aerostation.free.fr/ffa/accbrut.shtml
Dernière mise à jour le 23/07/2000