L comme LIMA



Lâchez tout

" Lâchez tout !"
Les équipiers enlèvent alors leurs mains qui retenaient la nacelle qui s'envole alors. Il important que tout le monde lâche en même temps !

Désormais cette manipulation est effectué grâce au largeur rapide, ce qui est plus sûr.

Largueur rapide
[Évolution]

"Tu gonfles ici ?"
"Oui, vu la position de la cible, ça me semble plus dans le 200°."
"Et tu as mis ton largueur ? Pourtant il n'y a pas de vent ! Ça ne sert à rien "
"C'est une habitude, je le mets tout le temps."

Le largueur rapide est un élément qui permet d'attacher le ballon par son cadre de charge ou par sa nacelle à un point fixe du sol (véhicule, arbre, ...). Ceci sert surtout lors des phases de préparation du ballon. L'enveloppe est grande et si une rafale de vent se manifeste alors que vous gonflez votre ballon qui n'est pas fixé au sol, le ballon peut être entraîné au sol sur plusieurs mètres, heurtant d'autres ballons, gênant d'autres pilotes.

En meeting, le largueur est obligatoire, même lorsqu'il n'y a pas de vent. L'expérience a montré, au moins une fois en 96 en France, que lors d'un meeting très calme sans vent, un incident est survenu. Peu de pilotes avaient jugé important d'attacher leur ballon avec le largueur lorsqu'une rafale de vent s'est manifestée, entraînant un ballon assez violemment et heurtant d'autres ballons et une remorque. Pas de blessé mais quelques dégâts et une grosse frayeur.

Lenteur et décision rapide

L'aérostation semble vivre à un rythme un peu indolent. Cette apparence cache une nécessité de décisions très rapide, que ce soit au moment du décollage ou en vol quand il faut choisir le moment et le lieu d'atterrissage, ou évaluer une situation dangereuse ou tactique (style championnats ou mauvais temps s'aggravant). L'inertie du ballon implique non pas l'inertie d'esprit, mais au contraire sa rapidité, car il faut toujours anticiper : quelques secondes de trop et la manoeuvre devient irréversible.

Lest
(Ballon à gaz !!!)

De nombreuses personnes questionnant un pilote de montgolfière pour la première fois l'interrogent sur la quantité de lest qu'il emporte. C'est simple, il n'en emporte pas. Pour monter, il peut chauffer. En revanche, le pilote de ballon à gaz n'a pas d'autre moyen que d'éliminer du poids pour pouvoir monter. Ce poids est appelé "lest".

Le lest normal est du sable tamisé. Il est préférable d'utiliser du sable un peu gros et légèrement humide, le sable trop fin et sec tombe plus lentement que le ballon et revient dans la nacelle, dans les yeux des aéronautes. Le sable sec n'est recommandé que pour les ascensions où il y a lieu de prévoir le gel, qui risque de faire prendre en bloc le lest des sacs.

Les sacs habituels contiennent 20 kg de sable. Pour les ballons inférieurs à 600 m3, il est bon d'utiliser des sacs de 10 à 15 kg, afin d'éviter de fatiguer le filet au gonflement. Normalement, le lest se jette à la poignée, ou en vidant partiellement le sac ; la meilleure méthode est de le jeter au moyen d'une pelle creuse. Le jet de lest est l'art même du pilotage. Le dosage est minutieux et il n'est pas question de larguer 10 kilos de lest d'un coup comme le faisaient les premiers aéronautes !

Les dirigeables utilisent quant à eux du lest liquide aussi appelé "water ballast".

Licence

Elle vient en complément du brevet et autorise son détenteur à voler en tant que commandant de bord. Elle est renouvelable tous les deux ans, sous réserve d'avoir effectué pendant cette période cinq vols en tant que commandant de bord et d'avoir passé une visite médicale. Si on a dépassé l'échéance, il faut repasser un test en vol avec un instructeur.

Ligne de remplissage

"tiens, tu n'as pas une ligne à me prêter, j'ai laissé la mienne à la maison ?"
Non, ce n'est pas une discussion entre deux pêcheurs. La ligne de remplissage est utilisé pour relier un cylindre à une nourrice ou à une bouteille pleine et permet ainsi le remplissage des bouteilles. On parle aussi de "ligne de charge".

Ligne électrique

Elle a moins de succès que la ligne de remplissage décrite ci-dessus et c'est même l'un des principaux ennemis de l'aéronaute.

Vol du soir, lumière rasante, le ballon avance vers le soleil et la visibilité n'est pas très bonne. Le ballon frôle le blé tranquillement. Des petits coups de brûleur espacés permettent au ballon de se maintenir en radada à 50 centimètres du sol. Brusquement, à la faveur de l'ombre d'un arbre, le pilote se crispe, il vient de voir une ligne électrique qui alimente le groupe de maisons à gauche. La ligne est juste là, 10 mètres devant le ballon. Impossible de passer en dessous, impossible de chauffer avec l'inertie du ballon. Ouverture de la soupape en grand, la nacelle s'immobilise aussitôt mais l'enveloppe continue sa course et se couche sur les fils.

Le premier casse mais les autres commencent à faire des étincelles. Vite, le pilote évacue rapidement ses passagers, ses bouteilles de gaz et attend l'intervention d'EDF, ne pouvant rien faire d'autre que de regarder l'enveloppe se consumer sous les réarmement successifs de la ligne. L'incident est bénin pour l'équipage mais pas pour le matériel, les coûts se chiffreront à plusieurs dizaines de milliers de francs, aussi bien pour le ballon que pour EDF. Il n'a duré que quelques secondes qui ont paru des heures au pilote. Plus loin, une très haute tension et c'était le drame.

Le territoire français est grand et il est peu réaliste de vouloir enterrer toutes nos lignes comme cela est fait dans quelques pays. C'est aux pilotes de faire attention lorsque les conditions de visibilités sont insuffisantes, mais il arrive tout de même de se faire piéger, en particulier lors de l'atterrissage. Il m'arrive souvent de "rêver" aux premiers vols effectués par Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes en 1783 : quoi de plus idéal que de voler dans une zone qui ne comportait que très peu d'obstacles artificiels (pas de ligne, peu de maisons, des villes assez petites). C'est vrai qu'un autre problème, celui de la récupération à cheval et à vue se posait alors !

Livre de bord
(Ballon à gaz)

Il est nécessaire et réglementaire de tenir régulièrement un livre de bord, où son portés l'heure, l'altitude, le point de passage et les circonstances particulières. La bonne tenue du livre de bord est utile lorsque la visibilité cesse d'être favorable, car la direction et la vitesse notées peuvent aider à identifier le point lorsque la terre revient en vue. À ne pas confondre avec le carnet de bord.

Look

Malgré le fait que l'aérostation soit peu médiatisée, le look sévit fort dans ce milieu assez fermé. Si le ballon à gaz semble épargné (le nombre réduit de rencontres et de pilotes expliquant cela ?), la montgolfière, sport visible en est victime. Pins, écussons, casquette ou combinaisons en sont les symptômes les plus courants.

K Liste alphabétique M

L'Aérostation à la Française


Arnaud Deramecourt

L'adresse de cette page est : http://aerostation.free.fr/ffa/glo_l.shtml
Dernière mise à jour le 24/08/2000